Il reste du jambon ? – Au fond à droite

Ma rencontre avec Il reste du jambon ? c’est d’abord une invitation de dernière minute à une projection d’un film en cours de finition, acceptée sans autres infos que le titre et le nom de la réalisatrice. Anne Depetrini – puisque c’est d’elle qu’il s’agit – signe ici son premier long métrage, une comédie autour de la romance entre Justine et Djalil. Entre la jeune journaliste parisienne et  le charmant médecin urgentiste, la différence d’origine n’est pas vraiment un problème mais pas sûr qu’il en soit de même pour leurs familles…


Il reste du jambon ? est souvent présenté comme une comédie romantique ; vous connaissez mon amour pour le genre, alors je vous préviens tout de suite : ce film n’est pas une comédie romantique. Ca aurait pu, on en retrouve certains moments clés mais le rythme n’est pas là et les scènes charnières pas assez marquées pour qu’on puisse le classer dans la catégorie. On sent que la volonté était présente mais que l’exécution a pêché. C’était mon sentiment à la sortie de la première projection, une petite impression de raté alors qu’on a pourtant envie d’aimer le film.

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The Social Network – Et Facebook fut

On n’atteint pas 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis… Quelle meilleure accroche pour The Social Network ? Le nouveau film de David Fincher, sorti hier dans nos salles, nous conte la genèse, le développement et l’ascension fulgurante de Facebook à travers le prisme de deux procédures judiciaires intentées à Mark Zuckerberg, son créateur ; l’occasion parfaite de revenir sur les années Harvard du plus jeune milliardaire au monde et sur les origines du réseau social mondialement connu.


Adapté du livre The Accidental Billionaires: The Founding Of Facebook, A Tale of Sex, Money, Genius, and Betrayal – traduit beaucoup plus violemment en La revanche d’un solitaire – La véritable histoire du fondateur de Facebook chez nous – par Aaron Sorkin, génial scénariste et créateur de The West Wing, le film fait du bruit dès son annonce. Entre les sceptiques de l’intérêt d’un film sur le sujet et le clan Zuckerberg qui craint une nouvelle attaque contre lui, les curieux attendent de voir. Les arrivées de David Fincher à la réalisation, Jesse Eisenberg (Zombieland bien-sûr), Andrew Garfield (le prochain Peter Parker/Spiderman) et Justin Timberlake dans les rôles principaux rassurent sur le potentiel du film qui fait du bruit, mais comme souvent la seule loi qui vaille est celle des salles obscures.

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Piranha 3D : Gore, Sex & Fun

Un lac sous le soleil de l’Arizona, des milliers d’étudiants pour le springbreak, le fils ado du shérif local et la fille pour qui il a un faible… ça aurait pu faire un bon teen-movie. Ajoutez-y Alexandre Aja aux manettes et des piranhas préhistoriques affamés, et on s’attend déjà plus à flipper, accrochés aux accoudoirs de notre fauteuil. Une petite pincée de 3D pour être dans l’air du temps, des bimbos à la pelle, et on ne sait plus vraiment à quoi s’attendre. Mais avant d’y revenir, la bande-annonce afin que vous vous fassiez votre petite idée.


L’affiche, superbe, rappelait les Dents de la Mer ; le début du film continue dans l’hommage (Richard Dreyfus, le panneau de la ville, l’impossibilité d’interdire le lac pour des raisons économiques et j’en oublie) et plonge le spectateur dans une vraie ambiance d’horreur. Le talent du frenchie Alexandre Aja, qui officie en tant que réalisateur, scénariste et producteur, y est clairement visible. On stresse, on sursaute, on ferme les yeux, en bref on se fait avoir par toutes les ficelles habituelles.

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Avatar – The Last Airbender

Abris bus, 4×3, critiques au 20h et dans les matinales radios, Le Dernier Maître de l’Air n’aura pas raté sa promo ces dernières semaines. Rien de bien extraordinaire pour un blockbuster annoncé et le premier épisode d’une nouvelle trilogie programmée pour squatter nos salles et engranger des millions de dollars pendant les prochaines années. Oui mais voilà, raté ! Non pas que le public soit passé à côté. Non la vérité est bien plus triste. Ce cher M. Night Shyamalan, scénariste, producteur et réalisateur, a flingué ce qui aurait dû être une superbe saga ! En bref n’allez pas voir Le Dernier Maître de l’Air, n’y perdez ni un centime de vos économies, ni une seconde de votre temps. Je vous l’accorde, je m’emporte un petit peu – mais le conseil est toujours valable – mais j’ai mes raisons, 61 raisons. Comme le nombre d’épisodes de la série animée, dont est tiré le film, Avatar – The Last Airbender.


Dans un monde divisé en quatre nations – l’Eau, l’Air, la Terre et le Feu – certains humains ont le pouvoir de maîtriser l’élément auquel ils appartiennent mais seul l’Avatar peut contrôler les quatre. Depuis l’origine du monde, les différentes incarnations de l’Avatar ont une mission essentielle : garantir l’équilibre entre les maîtres des différents éléments et la paix entre les nations.

Jusqu’à ce que le dernier Avatar, maître de l’Air, disparaisse de la circulation alors que la nation du Feu se lance dans une guerre pour la domination totale. 100 ans et de nombreuses souffrances plus tard, Sokka et Katara – frère et soeur adolescents de la tribu de l’eau du pôle Sud – découvrent Aang et Appa prisonniers de la glace d’un iceberg. Le premier, garçon de 12 ans, est l’Avatar ; le second, son fidèle destrier et ami, un bison volant. Il est temps pour les nouveaux amis de partir à l’aventure pour sauver le monde !

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Tout Ce Qui Brille

L’heure de la séance est dépassée, mais les gens continuent de s’installer, la lumière n’a pas encore complètement laissé place à l’obscurité et même le film n’a pas commencé. Et pourtant défilent déjà sur l’écran des images. Et oui nous voilà dans le tunnel avant-film de pubs et de bandes-annonces. Un moment qui peut osciller entre l’ennui et le très agréable, selon que vous êtes seul ou accompagné, selon que c’est votre troisième fois au ciné cette semaine et que vous les connaissez par coeur, et surtout selon la qualité des séquences. Les pubs locales ont rythmé mes débuts de cinéphile – ah le coiffeur et la boucherie du coin – d’ailleurs il faudrait que je note de vous en reparler de ce petit ciné de banlieue qui a marqué mes années lycéennes. Mais c’est surtout les bandes-annonces que j’aime, l’occasion de découvrir ou redécouvrir ce qui arrive dans les salles, le meilleur moyen d’avoir envie ou pas de voir un film. Et un soir, au détour d’une séance pas énorme, une bande-annonce pleine de fraîcheur qui déclenche l’envie.

Tout Ce Qui Brille - Affiche

Ely et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis l’enfance, partagent tout et rêvent ensemble d’une autre vie. Elles vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris.

Aujourd’hui, Ely et Lila ne veulent plus être à dix minutes de leurs vies. De petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour essayer de pénétrer un monde qui n’est pas le leur où tout leur semble possible.

Mais tout ce qui brille…

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L’Arnacoeur, l’amour à la française

La France produit peu de comédies romantiques. Les comédies, ça, on les enchaîne, pour le meilleur mais aussi pour le pire ; enfin ça coûte pas trop cher, les risques sont limités, on a des acteurs parfaits pour les rôles et une bonne promo s’appuyant sur les JT de 20h de nos grandes chaînes permet en général de remplir les salles, qu’elle que soit la qualité. Attention on fait de très bonnes comédies, on fait même de très bons drames, je ne suis pas de ceux qui n’aiment pas le cinéma français, bien au contraire. Et justement quand des compatriotes s’attaquent à un genre majoritairement anglo-saxon, je suis curieux.

L'Arnacoeur - Affiche

Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s’est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd’hui, il existe une solution radicale, elle s’appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n’importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s’attaque qu’aux couples dont la femme est malheureuse.

Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?

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La Rafle

Quelques photos dans la rubrique « en tournage » d’un magazine de cinéma, c’est comme ça que j’ai découvert ce film, depuis je l’attendais Et puis il y eut les premiers retours blogueurs, lacrimaux ; et l’invitation pour le voir chez Gaumont. Bien-sûr que j’y allais. Je crois que je n’avais pas très bien compris ce que j’allais voir. Des films sur la seconde guerre mondiale, sur la déportation et l’extermination des Juifs, j’en ai vu, des plus ou moins forts, des histoires très différentes. Vous aussi peut-être. Alors franchement j’y allais surtout pour le sujet précis de la rafle du Vel d’Hiv, pour essayer d’en savoir plus. Quelle erreur…

La Rafle - Affiche

1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…

Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés.

Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

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