Archives de septembre 2010

Megalopolis : l’actu du très grand Paris et bien plus encore

La presse est en crise. Comment je le sais ? Mais c’est écrit dans les journaux voyons ! Je plaisante mais bien-sûr ce n’est pas si drôle, la presse peine à vivre par elle-même ; les restructurations des fleurons de nos kiosques ne cessent de se succéder alors que l’argent ne rentre plus dans les caisses. Triste état aux causes souvent discutées, le consensus tombant bien souvent sur le méchant internet. Intéressant donc de voir que des journalistes de cette génération web croient toujours dans le média papier.

C’est au moins le cas de l’équipe de Megalopolis. Composée majoritairement d’anciens de Sciences Po, cette petit bande a décidé de nous parler du très grand Paris à travers ce bon vieux papier. Après un premier numéro en février et un second en mai, le troisième a enfin rejoint nos kiosques il y a deux semaines. Son sommaire va d’un guide pour la prise de Paris à un état des lieux de la bd en banlieue, en passant par un dossier extrêmement complet sur les entreprises qui contrôlent l’Ile-de-France ou un autre sur la fièvre évangélique en banlieue ; ce qui devrait suffire à vous donner une bonne idée du spectre couvert par ce nouveau venu.

Megalopolis - Couverture #3

Donc Megalopolis, c’est : 64 pages, 3€50, tous les 3 mois, pratiquement pas de pubs (3 pages dans le dernier numéro, un peu plus dans le prochain on l’espère pour eux). Mais Megalopolis c’est surtout des sujets décalés et inattendus, des dossiers sans concessions, des plumes très agréables, en bref de la très bonne lecture. Le parti pris est très clairement pro Grand Paris, pas celui de Sarkozy, pas forcément non plus celui d’Huchon et Delanoë, mais juste celui des habitants de cette région ; une idée encore en construction et en mutation mais basée sur le constat simple qu’il est dommage que le périphérique soit une telle barrière. Et parce que la vie ne se résume, heureusement, pas à l’Ile-de-France, Megalopolis pose aussi son regard différent sur d’autres coins de la planète ; Pekin, Shangaï ou Berlin cette fois-ci, Rio dans le précédent numéro ; de quoi ouvrir un peu ses horizons.

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Hellcats : save the cheerleader ?

Les films et séries centrés sur le cheerleading ne sont pas légion, à vrai dire seuls Bring It On et Fired Up me viennent à l’esprit ; cette discipline ayant souvent plutôt une place secondaire dans des productions sur le football américain. Il s’agit pourtant d’un sport très sérieux chez nos amis d’outre-Atlantique. Alors quand la CW lance une série dédiée à la discipline, on est forcément curieux.


Dans Hellcats, Marti perd, suite à des coupes budgétaires, sa bourse pour étudier le droit à l’université de Lancer, Memphis. Afin de pouvoir poursuivre ses études, elle se trouve alors contrainte de tenter sa chance dans une discipline dont elle avait pour habitude de se moquer : le cheerleading.

Basée sur le livre Cheer: Inside the Secret World of College Cheerleaders de la journaliste Kate Torgovnick – véritable plongée au coeur de la vie de trois équipes concurrentes et décrit comme le Friday Night Lights (le livre) des cheerleaders – Hellcats promettait pas mal ; mais vus les antécédents de la CW, capable du meilleur comme du pire, il valait mieux attendre de voir. Ca tombe bien, les deux premiers épisodes ont été diffusés aux US et on peut déjà se faire un premier avis.

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Piranha 3D : Gore, Sex & Fun

Un lac sous le soleil de l’Arizona, des milliers d’étudiants pour le springbreak, le fils ado du shérif local et la fille pour qui il a un faible… ça aurait pu faire un bon teen-movie. Ajoutez-y Alexandre Aja aux manettes et des piranhas préhistoriques affamés, et on s’attend déjà plus à flipper, accrochés aux accoudoirs de notre fauteuil. Une petite pincée de 3D pour être dans l’air du temps, des bimbos à la pelle, et on ne sait plus vraiment à quoi s’attendre. Mais avant d’y revenir, la bande-annonce afin que vous vous fassiez votre petite idée.


L’affiche, superbe, rappelait les Dents de la Mer ; le début du film continue dans l’hommage (Richard Dreyfus, le panneau de la ville, l’impossibilité d’interdire le lac pour des raisons économiques et j’en oublie) et plonge le spectateur dans une vraie ambiance d’horreur. Le talent du frenchie Alexandre Aja, qui officie en tant que réalisateur, scénariste et producteur, y est clairement visible. On stresse, on sursaute, on ferme les yeux, en bref on se fait avoir par toutes les ficelles habituelles.

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